Blanche ou l'Oubli

By Louis Aragon

«Quand j'ai connu Blanche, elle portait un petit chapeau de feutre, cloche, très enfoncé, d'un feutre extraordinairement tendre, léger, mou, comme si ça lui avait fait quelque selected de coiffer Blanche.Elle aimait s'habiller en noir, elle s'asseyait d'une façon que n'avait personne, se penchait pour m'écouter, los angeles joue sur los angeles major, le coude sur le genou. Je lui avais dit : "Vous fumez ?", et elle avait éteint sa cigarette, non, c'était natural nervosité. C'est très drôle, cette petite fille, dès l. a. première fois, dans un lieu avec de hautes lumières, un café tout en longueur, j'avais une idée tracassante, je ne pensais qu'à une selected, et Dieu sait ce que je pouvais dire !Les mains m'en tremblaient, j'avais envie d'enlever son manteau, d'ouvrir sa robe... Pourquoi ?»

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A mesure, jusqu'à un definite aspect l. a. distance entre deux générations : ce que j'appelle mon temps, comme si le temps m'avait échappé, ou plutôt qu'à partir d'un sure âge on se mette à le partager avec les autres... Qu'est-ce que je racontais des professions d'avenir ? Vous parlez si l. a. prétention d'être linguiste, à cette époque-là ! Et comme. Alors, à qui demandait, je te vous los angeles lui. Dans les grandes largeurs. remark expliquer aux gens que si, plus particulièrement, je m'étais connecté au malais, c'était à reason de Mata Hari ?

Mais non, il ne le savait pas ! Vous êtes bon, vous, ce n'est pas une raison parce que tout Paris. Il les a surpris. À l. a. longue, on perd toute prudence. Là, j'ai failli m'étrangler. Oh, ça a été un drame ! Alexandre se promenait avec un revolver. Il le montrait à tout le monde, en expliquait le mécanisme. L'ennui, c'étaient les petits fours. Un tas de gens qui ne savaient plus où aller, en fin d'après-midi. Tout le monde n'est pas reçu chez Mme Mühlfeld. Et puis, vous savez, quand on s'est créé des habitudes...

Je n'y comprenais rien à leurs trucs, aux communistes, ces histoires de syndicats et d'anciens combattants... Qui c'est, qui m'avait envoyé le voir, à ce magazine du soir qui n'a pas duré, Moussinac ? Delluc, bien sûr. Et Delluc, je lui avais écrit, encore, c'était avant los angeles fin de los angeles guerre, quand il avait publié l. a. Guerre est morte, ce roman, vous savez, avec sur los angeles couverture... Ce n'était pas encore le regretté Delluc, comme on a dit après sa mort. Il m'avait trouvé un petit bout de figuration en 1921, dans Fièvre.

Dieu du ciel ! Je pense à celle qui est morte cette année, elle m'avait téléphoné, donné rendez-vous pour quatre jours plus tard et, ce jour-là, j'ai appris l. a. selected terrible... Dieu du ciel, je ne l'ai pas revue. Ceci m'a été épargné. Mais où est-elle, ma vivante ? Chez moi, les publications s'entassent pour l. a. suivre, l. a. surprendre, Baedeker, courses Joanne, Michelin, Galignani, publications bleus. Ils traînent sur les tables, tombant d'une étagère, déparent un rayon de bibliothèque. Comme si je devais les avoir, en avoir toujours un ou deux sous los angeles major pour, si fantaisie lui avait pris, à elle, du Tyrol ou du Luxembourg, ou de Florence ou de Malmö, des Cyclades ou des Lofoten...

Remark formuler cela ?... si exotique. Il me semble que peu à peu... » Il l'a coupée : � Les gens de Hollande disent aussi cela quand ils arrivent ici, puis à los angeles longue... Regardez leurs journaux : il n'est query que de rapatriés, on leur offre des logements quelque half, près du Zuyderzée ou dans le Nassau... Il n'est query que de cela, voor repatrienden ! vous voyez cela à toutes les pages. Java laisse entrer les Barbares, elle ne les chasse pas, mais elle leur devient amère comme le laurier.

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